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Mes vins du mois d’Août 2018

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Le temps de la canicule est passé, le temps des orages est arrivé… « Tonnerre d’août, belle vendange et bon moût ».

Quelles bouteilles pour ce mois d’Août ?

La première est un rendez-vous immanquable. Carte postale d’un été méditerranéen, à l’ombre des platanes. Elle se nomme « Vin de pétanque » du Mas de Libian. Situé au bout des gorges de l’Ardèche, le domaine est certifié en biodynamie par DEMETER.

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Un vin de « copains » comme on dit, parfait pour l’été, un peu rafraîchi. Le grenache donne la gourmandise. Arômes intenses de fruits rouges et noirs, finale sur la réglisse, le vin est souple. Sans prise de tête, il faudra plusieurs quilles pour finir la partie de pétanque. Peut se boire aussi, sans être amateur de boules. Du plaisir facile et abordable, entre 8 et 9 € la bouteille.

Même domaine, même cépage majoritaire, mais tout autre registre…

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Épices et chaleur, le soleil donne… Belle concentration mais mon impatience m’a coûté. A l’ouverture, le vin est fermé (le comble) et s’exprime peu. Un peu d’air lui fait le plus grand bien, il est plus bavard le lendemain mais reste sérieux. Après, le vin d’été, on a plutôt un vin d’hiver. A acheter entre 12 et 13 € et à attendre… Cette bouteille porte le nom d’Omar Khayyâm, poète persan, musulman, qui prônait les vertus du vin et de l’amour. Il est donc utile de lui rendre hommage.

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Ce vin est un breuvage éternel: il faut boire. La source du bonheur ici-bas doit se boire.
C’est comme une eau de feu qui chasse le chagrin, comme une eau de jouvence immortelle: il faut boire.

Un bon verre de vin et ce qui me chagrine est mort. Je serai riche avec deux gobelets. Je répudie et la raison et la doctrine et je veux épouser la fille de la vigne.

Sur le toit, l’aube est prise au filet du soleil. Voici le roi du jour dans la coupe du ciel.
« Il faut boire du vin » : ce cri d’amour traverse le temps et l’univers, au point du jour vermeil.       Ruba’Iyyat – Omar Khayyâm – 1050/1123

Le mois d’août, c’est aussi le mois des nuits étoilées. Lorsque le ciel est dégagé, nombreux sont ceux qui font nuit blanche pour apercevoir une étoile filante et voir leur vœu s’exaucer. Pour ma part, c’est en plein jour que je suis tombé sur cette étoile occitane : « Estrella ». Achetée à l’aveugle, je fais le vœu que ce soit une bonne étoile.

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Le domaine Vallat d’Ezort est certifié bio mais va beaucoup plus loin. Il existe un élan « nature » chez de nombreux viticulteurs exerçant autour de Souvignargues. Les Martin font partie de ceux-là. Avec Estrella, ils proposent un vin élevé en fût de plusieurs vins. C’est intéressant de goûter un vin « nature » qui ne soit pas juste souple, facile à boire, fruité… Ces vignerons sont ils capables de proposer des vins plus complexes, plus charpentés, élevés pour une petite garde ?

Il n’y a pas de doute Estrella 2013 brillera à table, dès cet automne. Intenses, concentrés, on sent ses arômes de fruits noirs cuits, de café, de zan et de garrigue… rien que ça. Le vin est plein, solide avec des tanins fondus. Il garde une acidité en finale qui l’équilibre. Entre 15 et 20€.

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A titre très personnel, le mois d’Août, c’est aussi du temps passé dans le Tarn, et ce depuis près de 20 ans. Un peu de mélancolie, évidemment,  mais aussi un attachement particulier aux vins de Gaillac. Michel Issaly et le domaine de Ramaye, le domaine de Brin, Causses Marines et ses vins interdits aux blaireaux et le Domaine Plageoles. Tous sont très actifs dans la promotion des cépages autochtones : braucol, duras, prunelart, mauzac et pratiquent une viticulture « saine ». En voici, deux exemplaires de chez Plageoles pour la fin Août.

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Un cépage « oublié » qui propose un vin rouge à part : une robe très claire, un nez net de fraise et de poivre, une bouche légère (11,5% alcool) aux tanins souples. Autour de 10€ pour boire original. Un vin pour les curieux. Conservateurs, passez votre route.

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Myrtilles confiturées, poivre et notes animales. Une syrah avec une acidité marquée et des tanins soyeux. Le terroir de Gaillac confère à ce cépage un autre style que celui proposé dans le Rhône septentrional, moins chaleureux, moins charpenté mais tout aussi concentré. Un peu réduit à l’ouverture, il s’agira de carafer ce vin. Autour de 10€ pour boire différent. Que les blaireaux restent dans leur tanière !

Pétanque, poésie, étoile et mélancolie… Août s’achève mais je n’appréhende pas septembre.

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