Accueil Bio BIM 2019, tout naturellement

BIM 2019, tout naturellement

1,434
_20190721_005317

Après notre épopée de 2018, nous étions fort impatients de revivre un BIM d’été. Celui ci a été relocalisé à l’extérieur du village à l’ombre d’une magnifique pinède. Des vins natures en pleine nature, quoi de plus naturel. Le grand « air » pour oxygéner tous ces vins qui en ont parfois besoin.

_20190721_225748DSC_0410

Dès l’entrée, que du bien : bon accueil, un verre consigné à 2,5€ et une carte blanche à déguster pour 5 €, de plus. Arrivés vers 17h00, il y a déjà du monde autour de la line up de vignerons. Ils sont entre 40 et 50. Evidemment, ils ont tous un esprit « nature » avec ou sans label bio ou BioD, avec (peu) ou sans sulfite ajouté.

_20190721_223213

En tant que festivaliers expérimentés, il est décidé d’aller d’abord à l’essentiel : Domaine Lienhardt en Bourgogne et le Domaine Mosse en Loire, ça tombe bien, ils sont à coté. Pour les vins d’Antoine Lienhardt, on découvre son gamay mais on se précipite sur sa cuvée « Emphase 2017″ qui a maintenant une étiquette rouge. Et c’est toujours délicieux, ça pinote un max, avec un équilibre toujours surprenant entre richesse et élégance. En plus du bon vin, son équipe est toujours très sympa et les dégustations généreuses. 6 quilles dans le carton, à bon prix. Y-aura-t-il du bourgogne au cours des prochaines soirées Œno ? 

_20190722_005509

Après la Bourgogne,  une pointure de la Loire, le domaine Mosse qui présente un pétillant rosé, un rouge. Mais le vin qui a attiré toute notre attention c’est son blanc : un Chenin, qui est bon à prendre. 

_20190721_230338

En vin de France, pour une quinzaine d’euros, le vin est précis avec ses arômes de coing, de mirabelles,  auxquels se joint une belle minéralité. Cette cuvée est issue d’un assemblage de Chenin de plusieurs parcelles. C’est très agréable à boire et conjugue avec brio gourmandise et délicatesse. Souvent évoquée au cours du spectacle de Sébastien Barrier, « Savoir enfin qui nous buvons », la famille Mosse était représentée, cette année sur le « BIM » par un des fils, Joseph, fort sympathique. Là aussi 6 bouteilles sont achetées !

_20190721_230714

Nous avions ce que nous voulions, nous pouvions alors découvrir.

C’est toujours un peu râlant de ne pas s’arrêter regoûter le travail de viticulteurs Gardois que nous aimons. Mais il faut faire des choix. C’est pourquoi, avec regret, nous n’avons pas bu Agarrus, Arias, les Frères Soulier. C’est aussi, avec regret, que certains vignerons annoncés ont fait faux bond mais d’eux, nous tairons les noms.

Que s’est il donc passé après ? Du temps chez Milan (Provence), à déguster ses nombreuses cuvées. Un peu moins mais toujours du bon temps, chez De Mena (Corbières) dont nous avons apprécié les cuvées « Agusti » en blanc et en rouge. Enfin un bref mais intense passage par le Jura pour s’étonner avec La cuvée du hasard, le chardonnay oxydatif du Domaine Labet. Et puis la découverte, le coup de cœur du festival: Le domaine LISSNER en Alsace.

_20190721_225705_20190721_225607 

Sylvaner, Pinot gris, Reisling, Gewurstraminer et Muscat présentés avec passion et énergie par Théo.

Pour lire la vidéo, cliquez sur l’image ci-dessous.

Image de prévisualisation YouTube

Et du plus simple cépage au plus noble, on retrouve une délicieuse « salinité » et un léger perlant qui font vibrer ces vins vivants. Le sylvaner est revigorant, Le reisling est parfait, le gewurs aromatique sans trop de sucre et le muscat complexe. Que du bonheur, à des tarifs abordables, de 10 € pour le Sylvaner à 25 € pour le muscat. Souvent, je pense que les vins ressemblent à leur vigneron. Je le pense encore une fois pour ceux de Lissner même si Théo, lui dit, que l’homme n’y est pour pas grand chose et que c’est la terre et ses cailloux qui font tout le travail. Nous avons acheté 6 quilles, nous n’avions plus beaucoup d’argent.

J’avais encore envie de mettre un vin à l’honneur et une œnologue. Léah Anglès qui travaille pour « Coume del Mas » sur les superbes terroirs de Collioure et Banyuls et qui propose une cuvée 100% grenache nommée DIVAY, ce qui signifie « vin » en malgache, culture dont est issue Léah. 

_20190721_010413

Un étiquetage plus que sobre qui interroge et c’est bien là, nous explique-t-on l’intention. Un grenache qui est ensoleillé mais avec une fraîcheur étonnante pour un Roussillon. Ce rouge est vinifié en vendange entière et c’est la rafle qui lui apporte fraicheur et arômes végétaux. Belle réussite pour une quille qui vaut près de 18€ pour les particuliers. Un carton de 6 bouteilles pour le plaisir.

_20190721_225138_20190721_225305_20190721_225951

Puis le temps passa, les assoiffés traînèrent, les culs de plomb restèrent et les rencontres opérèrent. Des belges en vacances, des viticulteurs curieux, des faiseurs de mots, des apôtres du bio, des jeunes fauchés, tous finissant les culs de bouteilles laissés par les vignerons de la journée. Des échanges riches, des rires, des maximes d’ivrogne, tout est bon à prendre au cours de ces instants décalés.

_20190721_225016

Puis la fête continua, un peu plus loin, pour prolonger le partage. Antoine voulut mettre Soulier à son pied, Théo généreux nous fit goûter un riesling qui n’était pas à la dégustation. 

_20190721_223625_20190721_223656

Merci, ce fut encore réussi, différent mais réussi. Merci, pour la qualité des vins et pour mon réveil sans mal de tête.

_20190721_235802~2

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par La tête dans le cru
Charger d'autres écrits dans Bio

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Des heures heureuses – Roman de Christian Authier

Faute de lever le coude, j’ai couché quelques mots sur Des heures heureuses, roman d…