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Château Guiot – Costières de Nîmes

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Petite visite inattendue au Domaine Guiot à Saint Gilles.. Très bon accueil de Numa Cornut qui nous présente cette exploitation familiale depuis 9 générations  : vignes, bien sûr, mais aussi quelques cerisiers et une oliveraie. L’endroit est charmant. Les vignes sont fraîchement taillées, entourées à leur cep de petits pissenlits jaunes brillants, de galets ronds et bruns qui donnent un air bucolique au paysage. C’est que pour les jumeaux Cornut, l’essentiel pour faire du bon vin se passe à la vigne. Une obsession : avoir du bon raisin pour faire du bon vin. Côté cépages vous ne trouverez que du rouge pour ce terroir : de la Syrah, du grenache et du « Plant de Saint Gilles » plus connu sous le nom de mourvèdre. Avant les ravages du phylloxéra, ce cépage était très présent dans les terres entourant l’abbaye de Saint Gilles. Les moines semblaient savoir attendre ce cépage tardif. Après, les vignerons, certainement moins patients, l’ont très peu replanté. Le Plant de Saint Gilles n’est plus, attendons le mourvèdre. Soucieux de leurs sols, les frères Cornut sont engagés dans une viticulture sans pesticide et sont en conversion AB. Toujours prioriser le travail à la vigne pour obtenir les meilleurs raisins. Il est entendu que l’arsénite ou le glyphosate ne sont pas les meilleurs amis du vin…

received_250941129184741Les Cornut sont très actifs au sein des Costières de Nîmes. Ils participent à l’organisation de différents événements mettant en valeur cette appellation. Leur expérience internationale a été aussi vecteur d’une redynamisation du domaine Guyot.

Nous continuons la visite par les chais. Pour ces bâtiments, des panneaux solaires pour l’énergie électrique et un système de récupérateur d’eau de pluie pour des chais toujours très propres. Bel esprit écolo ! Nous n’avons pas pu voir les barriques mais les cuves en inox ont fait bel effet. C’est design, non ?

received_1978560122450622Un autre principe au Domaine Guiot : « être des fainéants au chai. » c’est à dire ? En utilisant des cuves tronconiques, la surface de contact entre le vin et le marc de la cuve est plus important, ce qui facilite l’extraction des constituants du raisin : couleur, tanins et arômes en limitant les procédés mécaniques pour y parvenir et éviter ainsi de trop « fatiguer » le vin… Du moins, c’est ce que je crois avoir compris !

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Et maintenant au caveau. 4 cuvées ouvertes : la « tradition », la « Numa », la « Paulinette » et la magnaNîmes » présentées dans l’ordre de dégustation et prix croissant. Pour ma part, je retiens et j’achète :

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La cuvée Numa à 12€, du nom de notre hôte, mais aussi de son grand père qui portait le même prénom et encore, de tous les premiers garçons chaque deux générations, tradition familiale quand tu nous tient. Numa 2015 est composée de 80% de syrah et 20% de mourvèdre. Puissance et concentration, un vin plein aux arômes de fruits noirs et rouges cuits, d’épices et de moka, des tanins soyeux, une belle longueur et un élevage en barriques maîtrisé.

La cuvée Paulinette 2013 à 21€. Il y a des vieilles vignes de grenache qui entourent un cabanon nommé « Paulinette ». C’est de ces raisins qu’est issue cette cuvée complexe. Du grenache cueilli à maturité, élevé 18 mois en barriques, et qui s’est affiné 6 ans en bouteille. Beaucoup de personnalité pour cette « Paulinette », un nez de fruits confiturés, des effluves de raisins secs, des épices douces, de fines notes grillées. Un vin qui titre 14% mais qui ne manque pas d’élégance. En évoquant l’élégance, il paraît que « Paulinette » était le prénom de la maîtresse de celui à qui appartenait le Cabanon et qui la recevait en ces lieux. Une histoire à faire rougir de plaisir…

Dans la catégorie « souvenirs » : parce qu’il me semblait bien avoir déjà bu une cuvée appelée NUMA, j’ai cherché dans mes archives d’étiquettes et voilà le trésor trouvé. La même cuvée, d’un millésime fort 2000. Ce vin m’a marqué car il a été dégusté dans des circonstances particulières. Bu le 9 septembre 2002 après un fameux épisode cévenol et de grosses inondations qui nous avez isolés, tels des insulaires. Une pensée pour François et Christel qui nous avaient offert ce vin et avec qui nous l’avions partagé.

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