Accueil Bio Découverte Ardéchoise : Ozil, les frangins Vignerons

Découverte Ardéchoise : Ozil, les frangins Vignerons

0
0
265
20180804_174610

Les vacances, ce temps pendant lequel on ne subit pas un « Agenda » mais où on le construit. Et c’est tout naturellement que je me suis intéressé aux vins du Sud Ardèche, destination du moment. Beaucoup de « tintamarre », de communication autour du vin dans cette région. Il a donc fallu faire le tri selon deux critères simples : la proximité du domaine et la sanité des vins. Et le lauréat est … Les frangins Ozil à Lagorce. Après un appel, le rendez-vous est pris.

Jeune domaine, puisque il est né en 2013, date à laquelle, les Ozil, viticulteurs de père en fils, se sont « affranchis » de la cave coopérative pour produire des cuvées sans pesticide à la vigne et « sans intrant » au chai.

38423167_271776730280481_2750629560394448896_n

« du raisin et seulement du raisin » comme aime à le dire Thomas Ozil. L’accueil est cordial, le viticulteur bavard, impliqué voire engagé. Notre arrivée chasse des chasseurs ne sachant pas chasser des changliers, pardon, des sangliers, qui aiment beaucoup les raisins du domaine et qui peuvent donc manger ceux que nous ne pourrons pas boire. Nous voilà installés, prêts à déguster 4 vins et à discuter de tout et de vin.

38498637_1857856810927303_4177047371160485888_n

Si chaque cuvée a sa particularité, elles ont ensemble un point commun : l’acidité. Celle qui apporte fraîcheur au vin qu’il soit rouge ou blanc, celle qui relève le vin et qui évite une finale plate, celle qui participe à l’équilibre et à la sapidité des 4 jus dégustés.

Puisque on en est aux généralités, en voici une qui a fait sourire, Thomas Ozil, « les vins naturels ça pue et ça pique ». On s’accorde à dire que ce n’est pas toujours faux ou que ce n’est pas toujours vrai, selon si on voit le verre à moitié plein ou à moitié vide.

Les odeurs d’écurie, de ferme, de cul de poule, de vache, de cheval ou de chou fané : c’est la réduction, ça pue. C’est « grossièrement » un manque d’oxygène. Pendant la fermentation, il y a production de CO2 qui s’associe à d’autres molécules « nauséabondes » produites par les levures. A la mise en bouteille, tout ce petit monde attend dans sa prison de verre, le jour où il s’exprimera généreusement dans votre verre.

Le « perlant », ça pique, c’est aussi du CO2, que les viticulteurs gardent, faute d’utiliser les sulfites, pour protéger le vin.

Pas de panique, il y a une solution : la carafe. Un carafage, deux coups : oxygéner le vin pour corriger la réduction et permettre que le gaz s’échappe rapidement.

Chez les Ozil, la dégustation a eu lieu, sans carafe, les blancs non rafraichis, les rouges non plus. les 4 sont « vins de France », labélisés BIO. Il y a une unité dans la présentation. C’est un même personnage dessiné pour toutes les étiquettes, un acrobate qui pourrait faire penser par sa représentation et ses positions à de beaux pieds de vignes mais qui symbolise surtout l’équilibre recherché dans chacun de ces vins.

38420320_215054439175651_7673297423237644288_n

Rochette, Sans rancune, Gourmandise, Cuvée Bourret.

Rochette 2017: Grenache blanc majoritaire. Un vin sec et vif, légèrement perlant, prêt à accompagner un plateau de fruits de mer. 6€

Sans Rancune 2017: le nom est un clin d’oeil à la coopérative qui ne bénéficiera plus des raisins de cette parcelle. 100% viognier, plus aromatique que le premier mais encore très différent d’un Viognier « sudiste ». Belle longueur. Parfait à l’apéro. 9€

Gourmandise 2017 : vin rouge d’assemblage, grenache, syrah et même un peu de grenache blanc pour la vivacité. Un vin sur les fruits rouges, facile à boire, peu tannique et qui porte bien son nom. 6€

Cuvée Bourret 2017 : 100% Grenache. Attention danger, ce vin titre à 15% d’alcool et se boit trop facilement. C’est l’art de ces 2 viticulteurs. Un premier nez un peu « réduit » mais caractéristique du Grenache : fruits noirs mûrs, voire cuits, des épices, de la méditerranée et puis une bouche très équilibrée avec une finale fraîche. 7€

Les frangins Ozil travaillent beaucoup à l’export. Très peu distribués, même en Ardèche, un caviste aux Vans, je crois, et quelques salons des vins natures mais ils vous accueillent avec plaisir sur rendez-vous.

38405246_307252880026183_1639100197512413184_n2 cartons en poche, c’est l’heure du départ. Il est temps de faire découvrir ces vins, en tout cas les 2 cuvées que j’ai achetées, aux amis de la « tête dans le cru ».

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par La tête dans le cru
Charger d'autres écrits dans Bio

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Domaine Labruyère 2011

 Domaine Labruyère – Grande Cuvée 2011 Moulin-à-vent Rouge-13° 100% gamay C’es…